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Archive pour la catégorie « Communiqués »

Communiqués,Prix et mentions

12 juillet 2016

Marie-Claire Blais reçoit le prix Molson 2016 du Conseil des arts du Canada

Par Éditions du Boréal

Marie Claire Blais Le Conseil des arts du Canada a dévoilé le nom des récipiendaires du prix Molson, qui récompense annuellement deux personnes ayant contribué de manière exceptionnelle, l’une dans le domaine des arts et l’autre dans celui des sciences sociales et humaines, au patrimoine culturel et intellectuel du Canada. Marie-Claire Blais reçoit le prestigieux prix dans le domaine des arts.

Née en 1939 à Québec, Marie-Claire Blais publie à l’âge de vingt ans son premier roman, La Belle Bête. Elle a fait paraître à ce jour plus de vingt romans, cinq pièces de théâtre et plusieurs recueils de poésie. Enfances solitaires, innocences bafouées, révoltes, inusable tendresse sont autant de thèmes qui jalonnent l’œuvre d’un auteur qui n’imagine pas de réalisme sans transfiguration poétique. Ses ouvrages ont été traduits en plusieurs langues et publiés au Canada anglais, aux États-Unis, en Angleterre, en Espagne, en Allemagne, en Italie, au Danemark, en Hongrie, au Japon, en Norvège et en République tchèque. Marie-Claire Blais a reçu, pour l’ensemble de son œuvre, de nombreux prix, dont le prix Athanase-David (1982), le Grand Prix littéraire international Métropolis Bleu (2000) et le prix Gilles-Corbeil décerné par la Fondation Émile Nelligan (2005).

Les prix Molson du Conseil des arts du Canada sont dotés chacun d’une bourse de 50 000 $.

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Communiqués

1 avril 2016

L’ensemble des inédits de Jack Kerouac en français enfin publiés

Par Éditions du Boréal
Les lecteurs de Jack Kerouac connaissent déjà son habitude de parsemer ses romans de phrases écrites dans son français natal, celui des immigrants canadiens-français en Nouvelle-Angleterre. On savait également, depuis l’ouverture des archives de Kerouac, en 2006, que celles-ci renfermaient plusieurs textes en français. Mais jusqu’à récemment, personne n’avait eu accès à l’ensemble de ce corpus.
Fort de l’autorisation des héritiers de Kerouac, Jean-Christophe Cloutier, professeur de littérature anglaise à la University of Pennsylvania, a pu consulter tous les manuscrits rédigés directement en français. Il lui a fallu plusieurs années pour les retranscrire et les reconstruire, et ce sont ces textes qui sont publiés pour la première fois dans leur intégralité.
La découverte fut double. D’une part, les textes sont beaucoup plus nombreux et volumineux que ce qu’on pensait. Kerouac a consacré beaucoup de temps et d’efforts à l’écriture et à la révision de ces textes, qu’il n’a pourtant montrés à personne de son vivant. D’autre part, ils entretiennent des liens étroits avec l’oeuvre écrite et publiée en anglais, et ils apportent un éclairage nouveau sur le processus créateur de l’écrivain, dans lequel le français jouait un rôle clé. Kerouac lui-même a écrit à propos de Sur le chemin, bref roman complet qui est repris dans le livre à paraître, qu’il renfermait « la solution de toutes et chacune des intrigues de On the Road ».
Ces textes révéleront aux lecteurs de Kerouac des pans inédits de La Légende de Duluoz, la vaste trame narrative à l’intérieur de laquelle il a inscrit tous ses romans. Surtout, ils permettront de découvrir l’extraordinaire sensibilité de Kerouac quand il écrivait dans sa langue maternelle, celle qui lui permettait d’exprimer de la manière la plus juste sa situation de déraciné dans une Amérique qui l’opprimait de toute sa force assimilatrice, en même temps qu’elle lui donnait « la route », le jazz, tout ce qui lui a permis de lancer la plus grande révolution littéraire d’après-guerre.
La vie est d’hommage, publié aux Éditions du Boréal, paraîtra le 5 avril. Le livre sera en librairie partout au Canada de même qu’à la Librairie du Québec, à Paris.

vie_hommage_wLes lecteurs de Jack Kerouac connaissent déjà son habitude de parsemer ses romans de phrases écrites dans son français natal, celui des immigrants canadiens-français en Nouvelle-Angleterre. On savait également, depuis l’ouverture des archives de Kerouac, en 2006, que celles-ci renfermaient plusieurs textes en français. Mais jusqu’à récemment, personne n’avait eu accès à l’ensemble de ce corpus.

Fort de l’autorisation des héritiers de Kerouac, Jean-Christophe Cloutier, professeur de littérature anglaise à la University of Pennsylvania, a pu consulter tous les manuscrits rédigés directement en français. Il lui a fallu plusieurs années pour les retranscrire et les reconstruire, et ce sont ces textes qui sont publiés pour la première fois dans leur intégralité.

La découverte fut double. D’une part, les textes sont beaucoup plus nombreux et volumineux que ce qu’on pensait. Kerouac a consacré beaucoup de temps et d’efforts à l’écriture et à la révision de ces textes, qu’il n’a pourtant montrés à personne de son vivant. D’autre part, ils entretiennent des liens étroits avec l’oeuvre écrite et publiée en anglais, et ils apportent un éclairage nouveau sur le processus créateur de l’écrivain, dans lequel le français jouait un rôle clé. Kerouac lui-même a écrit à propos de Sur le chemin, bref roman complet qui est repris dans le livre à paraître, qu’il renfermait « la solution de toutes et chacune des intrigues de On the Road ».

Ces textes révéleront aux lecteurs de Kerouac des pans inédits de La Légende de Duluoz, la vaste trame narrative à l’intérieur de laquelle il a inscrit tous ses romans. Surtout, ils permettront de découvrir l’extraordinaire sensibilité de Kerouac quand il écrivait dans sa langue maternelle, celle qui lui permettait d’exprimer de la manière la plus juste sa situation de déraciné dans une Amérique qui l’opprimait de toute sa force assimilatrice, en même temps qu’elle lui donnait « la route », le jazz, tout ce qui lui a permis de lancer la plus grande révolution littéraire d’après-guerre.

La vie est d’hommage, publié aux Éditions du Boréal, paraîtra le 5 avril. Le livre sera en librairie partout au Canada de même qu’à la Librairie du Québec, à Paris.

À l’occasion de la parution du livre, Jean-Christophe Cloutier sera de passage à Montréal pour en assurer la promotion les 4-5-6 avril.

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Source : Les Éditions du Boréal

Renseignements : Gabrielle Cauchy, attachée de presse

514 336-3941 poste 229/ gcauchy@dimedia.qc.ca

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Communiqués

1 avril 2016

Dans les coulisses du gouvernement Marois

Par Éditions du Boréal

intimite_pouvoir_wNouvelles, commentaires, analyses… La politique occupe beaucoup de place dans les médias. Pour une rare occasion, un livre nous permet de pénétrer dans l’univers de la politique et nous fait vivre toute la tension qui se cache derrière l’exercice du pouvoir au quotidien. Dans l’intimité du pouvoir, Journal politique 2012-2014, de Dominique Lebel, publié aux Éditions du Boréal, sera en librairie dès le 5 avril.

Directeur de cabinet adjoint de Pauline Marois de 2012 à 2014, Dominique Lebel a consigné des faits, des impressions, des dialogues dans de petits carnets noirs. Ces carnets lui permettent aujourd’hui de livrer un témoignage qui représente un récit personnel, intime, unique de la réalité du pouvoir. Ils donnent un nouvel éclairage, un point de vue inédit sur ce gouvernement Marois qui n’a laissé personne indifférent.

Pendant presque deux ans, du 4 septembre 2012 à la défaite électorale du 7 avril 2014, Dominique Lebel a vécu au même rythme que la première ministre du Québec, Pauline Marois. Pendant presque deux ans, il a assisté à toutes les réunions du Conseil des ministres, il a été un acteur et un témoin de toutes les rencontres stratégiques auxquelles a participé la première ministre, en plus de l’accompagner dans toutes les régions du Québec aussi bien qu’à Londres, à Davos, à Édimbourg et à Mexico. Il était à ses côtés quand a eu lieu l’attentat qui a marqué le soir des élections, il a partagé avec elle le drame de Lac-Mégantic et les derniers jours de son gouvernement au terme d’une campagne électorale éprouvante.

Voici une plongée fascinante dans les coulisses du pouvoir.

Au milieu des années 1990, Dominique Lebel a travaillé auprès de Jean Doré à Montréal, puis de Pauline Marois et de Gilles Baril dans le gouvernement de Lucien Bouchard. Après avoir occupé de hautes fonctions pendant près d’une décennie chez Groupe Cossette Communication, il est invité par la nouvelle première ministre Pauline Marois à faire un retour en politique et devient son directeur de cabinet adjoint en 2012. Il est aujourd’hui entrepreneur dans le secteur des technologies chez Behaviour Interactif, à Montréal. Diplômé en histoire, il est marié et père de trois filles.

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Source : Les Éditions du Boréal

Renseignements : Gabrielle Cauchy, attachée de presse

514 336-3941 poste 229/ gcauchy@dimedia.qc.ca

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Le Nid de pierres parmi les trois finalistes du prix France-Québec

Par Éditions du Boréal

malavoy_nid_pÀ l’occasion de l’ouverture du Salon du livre de Paris, l’association France-Québec a dévoilé mercredi le nom des trois finalistes pour 2016. Parmi ceux-ci figure le roman de Tristan Malavoy, Le Nid de pierres, paru l’automne dernier.

Doté d’une bourse de 5 000 euros, ce prix offre aussi au gagnant la possibilité de faire une tournée de promotion en France. Le nom du lauréat sera annoncé en octobre prochain.

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Communiqués

14 mars 2016

Un ancien proche conseiller de Pauline Marois livre un témoignage fascinant sur l’exercice du pouvoir au quotidien

Par Éditions du Boréal
Montréal, le 14 mars 2016 — Dans un livre à paraître le 5 avril aux Éditions du Boréal, intitulé Dans l’intimité du pouvoir. Journal politique 2012-2014, Dominique Lebel propose une plongée fascinante dans les coulisses du pouvoir depuis l’élection de Pauline Marois à la tête du gouvernement du Québec, le 4 septembre 2012, jusqu’à sa défaite électorale du 7 avril 2014.
Pendant presque deux ans, Dominique Lebel a vécu au rythme de la première ministre du Québec en tant que directeur de cabinet adjoint. Il a assisté à toutes les réunions du Conseil des ministres et a été un acteur et un témoin de nombreuses rencontres stratégiques auxquelles a participé la première ministre. Il était à ses côtés le soir des élections, marqué par un attentat. Il a partagé avec elle le drame de Lac-Mégantic et les derniers jours de son gouvernement au terme d’une campagne électorale éprouvante.
Tout au long de son parcours, Dominique Lebel a consigné des faits, des impressions, des dialogues dans de petits carnets. Ces notes lui permettent aujourd’hui de livrer un témoignage qui représente un récit personnel, intime, unique de la réalité du pouvoir.
Un livre essentiel pour comprendre les opportunités et les contraintes de l’exercice du pouvoir.
Au milieu des années 1990, Dominique Lebel a travaillé auprès de Jean Doré à Montréal, puis de Pauline Marois et de Gilles Baril dans le gouvernement de Lucien Bouchard. Après avoir occupé de hautes fonctions pendant près d’une décennie chez Groupe Cossette Communication, il est invité par la nouvelle première ministre Pauline Marois à faire un retour en politique et devient son directeur de cabinet adjoint en 2012. Il est aujourd’hui entrepreneur dans le secteur des technologies chez Behaviour Interactif à Montréal.
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Source : Les Éditions du Boréal
Renseignements : Gabrielle Cauchy, attachée de presse
514 336-3941 poste 229/ gcauchy@dimedia.qc.ca
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Dans un livre à paraître le 5 avril aux Éditions du Boréal, intitulé Dans l’intimité du pouvoir. Journal politique 2012-2014, Dominique Lebel propose une plongée fascinante dans les coulisses du pouvoir depuis l’élection de Pauline Marois à la tête du gouvernement du Québec, le 4 septembre 2012, jusqu’à sa défaite électorale du 7 avril 2014.

Pendant presque deux ans, Dominique Lebel a vécu au rythme de la première ministre du Québec en tant que directeur de cabinet adjoint. Il a assisté à toutes les réunions du Conseil des ministres et a été un acteur et un témoin de nombreuses rencontres stratégiques auxquelles a participé la première ministre. Il était à ses côtés le soir des élections, marqué par un attentat. Il a partagé avec elle le drame de Lac-Mégantic et les derniers jours de son gouvernement au terme d’une campagne électorale éprouvante.

Tout au long de son parcours, Dominique Lebel a consigné des faits, des impressions, des dialogues dans de petits carnets. Ces notes lui permettent aujourd’hui de livrer un témoignage qui représente un récit personnel, intime, unique de la réalité du pouvoir.

Un livre essentiel pour comprendre les opportunités et les contraintes de l’exercice du pouvoir.

Au milieu des années 1990, Dominique Lebel a travaillé auprès de Jean Doré à Montréal, puis de Pauline Marois et de Gilles Baril dans le gouvernement de Lucien Bouchard. Après avoir occupé de hautes fonctions pendant près d’une décennie chez Groupe Cossette Communication, il est invité par la nouvelle première ministre Pauline Marois à faire un retour en politique et devient son directeur de cabinet adjoint en 2012. Il est aujourd’hui entrepreneur dans le secteur des technologies chez Behaviour Interactif à Montréal.

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Source : Les Éditions du Boréal

Renseignements : Gabrielle Cauchy, attachée de presse

514 336-3941 poste 229/ gcauchy@dimedia.qc.ca

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25 février 2016

Le tandem Boréal / Éditions du sous-sol donne un nouveau souffle à Mordecai Richler en France

Par Éditions du Boréal

Montréal, le 25 février 2016 — La nouvelle traduction française de Solomon Gursky, de Mordecai Richler, originalement publiée aux Éditions du Boréal et reprise à Paris par les Éditions du Sous-Sol ce mois-ci, suscite un très vif intérêt en France et est unanimement saluée par la critique.

La parution a fait la une de plusieurs cahiers, notamment dans Le Monde – pas moins de trois articles – et dans Libération. Elle a également fait l’objet de nombreux articles dans des médias de premier plan, comme Télérama, Livres Hebdo et Le Journal du Dimanche, et de comptes rendus à la radio (France Info). D’autres recensions importantes sont attendues dans La Croix, Les Inrocks et Lire.

Les critiques français s’attachent à montrer l’importance littéraire de Richler et soulignent son statut de grand écrivain international : « Un provocateur sans frein, un satiriste impitoyable, un Rabelais canadien moderne, à l’écriture profuse et encline à la cruauté drolatique », « Un géant de la littérature juive d’Amérique » (Le Monde); « Attention, chef-d’œuvre! »; (France Info); « Roman magistral» (Télérama).

Fait digne de mention, la grande majorité des critiques louent également le travail des traducteurs, Lori Saint-Martin et Paul Gagné. « Il faut saluer cette nouvelle édition, signée par deux traducteurs remarquables. L’occasion est importante : une traduction faite au Québec et diffusée en France, il était temps ! Il faut saluer aussi l’initiative d’un éditeur québécois consistant à offrir des traductions respectueuses de cette œuvre et de son importance » (Le Monde). France Info insiste sur l’« énorme travail d’adaptation » nécessaire pour que « la folie de ce livre enchante le lecteur ».

Ces mêmes traducteurs se sont vu confier par les Éditions du Boréal la tâche de retraduire tous les grands romans de Richler, qui pour la plupart avaient déjà fait l’objet de traductions en France. Incidemment, leur traduction de Solomon Gursky a remporté le Prix littéraire du Gouverneur général en novembre dernier.

Depuis est parue au Québec leur nouvelle traduction de Joshua, tandis que celle de L’Apprentissage de Duddy Kravitz sera en librairie au mois d’avril prochain.

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Source : Les Éditions du Boréal

Renseignements : Johanne Paquette, attachée de presse

514 336-3941 poste 225/ jpaquette@dimedia.qc.ca

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17 février 2016

Le métier de biographe : l’éditeur s’exprime

Par Éditions du Boréal

Montréal, le 16 février 2015 — Le spécialiste du cinéma québécois Yves Lever a signé une première véritable biographie consacrée à la vie et à l’œuvre de Claude Jutra, dans laquelle il évoque le fait que le célèbre cinéaste éprouvait une attirance pour les garçons et aurait eu des relations sexuelles avec des mineurs.

Devait-il le révéler ou le taire ? L’auteur a décidé d’en parler car, par exemple, pourquoi décrire en détail les relations difficiles de Jutra avec sa mère et taire par contre ses rapports à la sexualité, dont on sait qu’ils ont nourri une grande partie de son œuvre ? On ne peut comprendre le cinéma de Jutra en occultant ses images de l’enfance et des garçons. Son œuvre, comme celle de nombreux artistes, est inspirée d’un parcours qu’il faut connaître pour en découvrir le sens et la part tragique. L’auteur aborde ces questions sans sensationnalisme, les replaçant toujours dans le contexte du travail d’un des plus grands créateurs qu’ait connus le Québec.

Avant même que la biographie de Claude Jutra ne soit en librairie, des journalistes qui ne l’avaient pas encore eue entre les mains, ni lue, ont choisi de médiatiser un comportement que plusieurs personnes du milieu cinématographique connaissaient déjà, selon les recherches de l’auteur.

Claude Jutra est mort en 1986. L’auteur précise dans son livre que ses amants n’ont jamais porté plainte. S’intéresse-t-on au cinéaste ou veut-on lui faire un procès?

Le rôle de l’éditeur n’est pas d’imposer une censure aux auteurs, mais de veiller à ce que circule le travail d’experts dans différents domaines, dans la mesure où ce travail est rigoureux et documenté. En publiant le Jutra du professeur et critique Yves Lever, le Boréal offre au public une biographie sérieuse rédigée par un auteur exigeant.

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Source : Les Éditions du Boréal

Renseignements : Gabrielle Cauchy, attachée de presse

514 336-3941 poste 229/ gcauchy@dimedia.qc.ca

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Le Nid de pierres en lice pour le Prix France-Québec

Par Éditions du Boréal

malavoy_nid_pLe roman de Tristan Malavoy Le Nid de pierres fait partie des sept titres présélectionnés  pour le Prix France-Québec 2016. Les trois finalistes seront annoncés lors du Salon du livre de Paris, en mars prochain, et le lauréat sera connu en octobre.

Initiative de la Fédération France-Québec, ce prix vise à contribuer à la promotion en France de la littérature québécoise. Il est doté d’une bourse de 5 000 euros et permet au lauréat de faire une tournée en région en France.

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16 novembre 2015

Un texte de Monique Proulx, lu à l’occasion de l’événement « Solidarité avec les Parisiens – Minute de silence à la Place des Arts »

Par Éditions du Boréal

« En guise de solidarité, pour la paix, contre la violence et la peur », des artistes et des citoyens se sont réunis devant la Place des Arts, à Montréal, le lundi 16 novembre à l’heure du dîner, afin d’observer une minute de silence en l’honneur des victimes, et d’écouter plusieurs artistes et dignitaires présents.

Voici le texte qu’a lu Monique Proulx à cette occasion :

Nous sommes sonnés, oui.

Nous sommes meurtris dans toutes nos fibres parisiennes, nous avons du sang et des larmes dans le cœur. En ce moment, nous prenons dans nos bras ceux qui n’ont jamais été autant nos cousins que maintenant, et nous les étreignons avec douceur. En ce moment, il n’y a pas de frontière, et ce qui palpite là-bas roule vers nous en vagues douloureuses.

Nous avons eu la chance de ne pas connaître la guerre, de ce côté-ci du monde, jusqu’à maintenant. Voilà donc à quoi ça ressemble, et à quoi ça ressemblera. La guerre. Des agresseurs incompréhensibles, si jeunes, en âge de donner l’amour et la vie et qui donnent la mort, dévastés eux-mêmes par une misère que des Fous récupèrent et galvanisent.

Car l’horreur est celle-là : les ennemis de cette guerre sont des Fous, qui n’ont jamais été aussi éloignés de Dieu et qui pourtant massacrent en son nom. On ne peut pas signer de traités de paix avec des Fous.

Nous sommes entrés en guerre avec la Noirceur.

Il est de notre devoir de transmuter cette noirceur en opportunité, en maturité. Il est de notre devoir d’être grands malgré la petitesse.

Ce qui se passe est un appel vibrant pour que le monde dit civilisé montre ce qu’il a dans le ventre, dans le cœur. Nous ne répondrons pas à l’obscurantisme par l’obscurantisme. Nous ne glisserons pas vers la haine, vers la méfiance généralisée. Nous continuerons d’ouvrir nos portes aux immigrants, aux réfugiés, aux musulmans, nous resterons vigilants face à nos propres pulsions de fermeture. La fermeture à l’autre est le premier pas vers la petitesse et la folie.

C’est seulement par l’ouverture et la maturité que nous gagnerons cette guerre.

Monique Proulx

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21 octobre 2015

Décès de Gilles Marcotte

Par Éditions du Boréal

C’est avec un immense chagrin que les Éditions du Boréal annoncent le décès de l’écrivain et critique Gilles Marcotte hier, le 20 octobre, à Montréal.

Né en 1925 à Sherbrooke, après des études au Séminaire de Sherbrooke, Gilles Marcotte a obtenu une maîtrise en littérature à l’Université de Montréal en 1951 et un doctorat à l’Université Laval en 1969.

Il a été journaliste au Devoir de 1948 à 1955, réalisateur à la télévision de Radio-Canada de 1955 à 1957, scénariste et directeur de la recherche pour la production française à l’Office national du film de 1957 à 1961, journaliste à La Presse de 1961 à 1966. De 1966 à 1995, il a enseigné au Département d’études françaises de l’Université de Montréal, où il a été nommé professeur émérite en 1997. Il a collaboré à de nombreuses revues et participé à des émissions de radio et de télévision. Il a été chroniqueur littéraire au magazine L’actualité pendant vingt-cinq ans et titulaire de la chronique «L’amateur de musique» dans la revue Liberté.

Grâce à la justesse de son jugement, à son exceptionnelle perspicacité, Gilles Marcotte a été un accompagnateur essentiel de la littérature québécoise pendant toute la seconde moitié du XXe siècle. Il se distinguait par sa lucidité et par son refus absolu de la complaisance, de même que par sa curiosité d’esprit, sa grande générosité et son amour de la discussion intellectuelle. Fin styliste, le critique ne dédaignait pas de recourir parfois à l’humour.

En plus de romans et de nouvelles, il a fait paraître des essais qui font figure de classiques de la critique littéraire québécoise, dont  Une littérature qui se fait, essais critiques sur la littérature canadienne-française (1962) et, surtout, Le Roman à l’imparfait, essai sur le roman québécois d’aujourd’hui (1976). Nombre de ses livres ont été publiés aux Éditions du Boréal, dont le dernier de sa longue carrière, La Littérature est inutile, paru en 2009.

Gilles Marcotte était membre de l’Ordre du Canada et officier de l’Ordre national du Québec. Il a reçu le Prix du gouverneur général (1962); la médaille de l’Académie canadienne-française (1974); le prix Marcel-Vincent de l’Association pour l’avancement des sciences (ACFAS) (1982); la médaille Lorne-Pierce de la Société royale du Canada (1991); et un doctorat honoris causa de Guelph University (1993). Enfin, le prix Athanase-David lui a été remis en 1997 pour l’ensemble de son œuvre.

Il était l’époux de Lise, le père d’Odile (Jacques), Patrice (Sylvie), Paule (Robert) et Isabelle, et le grand-père de Nicolas (Émilie), Étienne, Camille, Dorothée et Michel.

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Les Éditions du Boréal
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