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Archive pour la catégorie « Romans et récits »

Marie-Claire Blais remporte le Grand Prix du livre de Montréal 2018

Par Éditions du Boréal

Félicitations à Marie-Claire Blais qui remporte le Grand Prix du livre de Montréal avec son roman Une réunion près de la mer, dixième volume du cycle Soifs, cette vaste et bouleversante traversée de l’Amérique contemporaine qui force l’admiration. Félicitations à tous les finalistes !

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Qui a peur de Soublière ? Par Jacques Godbout

Par Éditions du Boréal

Qui a peur de Soublière ?

Dans un ouvrage d’une magnifique liberté d’écriture et de pensée politique, Alexandre Soublière aborde de front deux sujets d’importance dont nous devisons sans arrêt : la question identitaire québécoise et l’apocalypse mondiale appréhendée.
Alternant entre une réflexion personnelle et une fiction romanesque, La Maison mère est un livre séduisant. L’essai contient en effet tous les ingrédients nécessaires à stimuler une vaste conversation et à engager un débat national. Si l’ouvrage ne soulève pas d’échanges passionnés dans les médias, nous devrons admettre que les francophones nord-américains sont passés corps et âme dans la poêle à frire de la culture de consommation. Ce serait regrettable.

« Les mots comptent », écrit Soublière, surtout les mots à consonance symbolique. Comme des bouvillons à qui on a imprimé dans la chair une marque indélébile, le branding territorial et culturel est fondamental. Quel est votre nom? D’où êtes-vous? Votre langue maternelle? Tous les cinq ans, un recensement dessine le profil du pays et les données inquiètent les populations : le poids démographique est un poids politique. Après la Première Guerre, de retour d’Europe les Anglais du Canada nous volaient le beau nom de Canadien, s’identifiant comme « English Canadians », par imitation. Nos parents nés dans la première moitié du 20e siècle durent donc se décrire comme Canadiens français, pour marquer leur appartenance. Personnellement, j’avais trente ans en 1963, quand je me suis laissé convaincre, par mes amis littéraires, de troquer mon identité canadienne contre celle de « Québécois ». Il faut dire que d’un même trait de plume nous décidions de ne plus habiter une province mais « l’État du Québec » et nous fondions l’espoir, en créant un « Parti québécois », d’accéder à la souveraineté politique.
Les mots comptent, pourtant la réalité résiste. C’est cette réalité que Soublière nous invite à reconnaître. Cinquante ans plus tard, nous ne sommes ni souverains ni autonomes, « l’État » n’est toujours qu’une province et si nous affirmons que toute personne habitant le territoire du Québec se qualifie comme Québécois, sous cette appellation se cachent en réalité les Canadiens français. Aucun immigré ancien ou de fraîche date n’est dupe du stratagème. Il est peut-être temps, explique Soublière, de se l’avouer et d’assumer notre ethnicité.

L’essayiste avance à ce sujet des arguments personnels et de société, il évoque la nordicité, définie par le géographe Louis-Edmond Hamelin, qui est une dimension occultée de notre culture. Il cite entre autres des textes de Mathieu Bock-Côté, plus habile, ajoute-t-il, à décrire le passé que l’avenir, et des conversations avec Dany Laferrière, bien placé pour dénoncer nos hypocrisies. De chapitre en chapitre, la remise en question de notre authenticité se précise. Et pour nous convaincre qu’il est sur la bonne piste, Alexandre Soublière annonce qu’il va consulter des intellectuels du pays, d’abord l’écrivain Carl Bergeron, puis le sociologue Gérard Bouchard. Or c’est dans ce café même où le trio a rendez-vous que la question identitaire est soudainement bousculée par l’inévitable problème qui préoccupe le monde entier, et les jeunes générations en particulier, la fin imminente de notre univers, l’épuisement de la planète!

Du coup, avec une maîtrise totale du récit, le romancier Soublière se substitue à l’essayiste, puisque l’Apocalypse est évidemment une fiction à imaginer, qu’elle soit causée par une pollution extrême, une tempête nucléaire ou induite par la dictature algorithmique de l’Intelligence artificielle. Au fond peu importe, Soublière reconnaît que le destin du petit peuple canadien-français québécois ne pèse pas lourd devant la menace d’extinction de l’humanité, et comme c’est tout de même sa vie et celle de ses amis qui est en jeu, il invente sur mesure une résistance armée pendant qu’en arrière-plan Montréal part en fumée.

Le drame qui se joue dans les rues n’empêche pas l’essayiste de nous parler de Donald Trump, du mépris des élites et des erreurs des journalistes, des problèmes des souverainistes, de la gauche comme de la droite, des guitares et des musiques à la mode, des préjugés, des prétentions et de nos mensonges. Le livre est écrit avec franchise, honnêteté, faconde.
La Maison mère arrive au bon moment, car nous sommes plusieurs à nous demander si nous avons fait le bon choix, ce jour où les États généraux du Canada français, en novembre 1967 à la Place des Arts, optaient sous la présidence de Jacques-Yvan Morin « pour l’autodétermination du peuple canadien-français sur le territoire national du Québec ». Ce vote nous a lentement poussés à abandonner à leur sort les Canadiens français des autres provinces ainsi qu’une grande partie de notre mémoire historique. Peut-être avons-nous choisi la mauvaise route? Peut-être faut-il revenir à la case départ ? En politique, il n’y a pas de GPS.

Aux dernières nouvelles, Alexandre Soublière et ses amis se sont réfugiés dans le chalet idyllique de son enfance, la Maison mère, pour survivre à l’Apocalypse. Il se sent ainsi plus près de la nature, à la recherche de la stratégie gagnante : réinventer le Québec et sauver la planète, même combat. Pour se donner du courage il aime entonner notre premier hymne national, À la claire fontaine : « Il y a longtemps que je t’aime, jamais je ne t’oublierai ! », magnifique ballade que chantaient en chœur les coureurs des bois canadiens, ces géants qui cartographiaient l’Amérique lors de longs voyages en canot. Au fait, j’allais oublier de le mentionner, Soublière est aussi à la recherche de mythes et de héros. Cette époque en a le plus grand besoin.

J. G.

Alexandre Soublière, La Maison mère, collection « Liberté grande », Boréal, 2018.

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Un Prix littéraire du Gouverneur général pour la traduction du Monde selon Barney

Par Éditions du Boréal

Récompensés en 2015 pour leur traduction de « Solomon Gursky », Lori Saint-Martin et Paul Gagné remportent à nouveau le Prix littéraire du Gouverneur général, cette fois-ci pour « Le Monde selon Barney ». Un honneur de plus qui met en lumière ce beau et exigeant projet de traduction de l’œuvre de Mordecai Richler.

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Entretien de Nadine Bismuth en balado

Par Éditions du Boréal

À l’occasion de la parution de son nouveau roman, Un lien familial, Nadine Bismuth se livre à son ancien professeur, l’essayiste et éditeur bien connu, François Ricard. Avec sensibilité et intelligence, elle invite ses lectrices et lecteurs dans son atelier d’écriture.
Écoutez le balado

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Le programme de la rentrée littéraire 2018 en ligne

Par Éditions du Boréal

Téléchargez gratuitement notre programme complet de la saison. Vous y trouverez les livres parus et à paraître, des résumés, des informations techniques, des couvertures, et tout ça en couleur. Bonne rentrée littéraire !

https://bit.ly/2N9OD6b

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Rachel Leclerc récipiendaire du prix Hervé Foulon

Par Éditions du Boréal

Rachel Leclerc s’est vu remettre, le 13 juin dernier, le prix Hervé Foulon 2018 pour son roman Noces de sable (Boréal, 1995; Boréal compact, 2011). Le Prix Hervé Foulon récompense un livre publié il y a plusieurs années et qui mérite encore d’être lu ou relu. Une bourse de 5000 $ accompagne ce prix. L’auteure aura aussi une place de choix dans la programmation des Correspondances d’Eastman en août prochain.

Félicitations à Rachel Leclerc!

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Communiqués,Romans et récits

20 février 2018

« De l’avantage d’être né » un récit de Jacques Godbout

Par Éditions du Boréal

Dans un récit à paraître le 15 mai 2018, De l’avantage d’être né, Jacques Godbout retrace son parcours d’homme et d’artiste, de sa naissance, dans les années 1930, jusqu’à aujourd’hui.

« J’ai entrepris un inventaire systématique de ma vie publique. De l’avantage d’être né décrit de façon chronologique, à partir de mes livres et de mes films, rassemblés par ordre de parution sur une étagère de ma bibliothèque, naissance, éducation, formation, publication, travail, activités littéraires ou cinématographiques et sociales. Le parcours d’un intellectuel de la Révolution tranquille : c’est mon acte de contrition. »

Voilà comment Jacques Godbout présente son nouveau livre, à paraître le 15 mai aux Éditions du Boréal. Ce témoin-acteur de l’évolution du Québec y retrace son parcours d’homme et d’artiste d’hier à aujourd’hui.

Nous y lisons le récit d’une enfance et d’une éducation à l’enseigne du Québec traditionnel, où l’Église occupe une place prépondérante. Issu d’une famille libérale, le jeune Godbout trouve très vite le moyen d’échapper à cette société étouffante. Dès le début de la vingtaine, il séjourne en Éthiopie, où il a été invité comme enseignant. À son retour, c’est un Québec qui s’est déjà mis en marche qui l’accueille. Il emboîte le pas et se retrouve à l’avant-garde. Il évoque pour nous la fondation du Mouvement laïque québécois (MLF), celle de la revue Liberté ou encore la mise en place de la section française de l’ONF et la création de l’Union des écrivains (UNEQ).

L’auteur évoque aussi ses travaux de romancier, d’essayiste, de cinéaste. Nous voyons ainsi s’élaborer une oeuvre en perpétuel dialogue avec l’actualité, où la fiction sert de révélateur au cheminement d’une société.
Tout aussi à l’aise dans les milieux politiques que dans les milieux littéraires, fasciné autant par la révolution culturelle et sociale qui s’opère aux États-Unis que par une France qui redécouvre le Québec dans un malentendu permanent, observateur passionné des questionnements entourant la nation ou la laïcité, Jacques Godbout, figure emblématique de la modernité québécoise, nous livre ici un témoignage marquant.

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Source : Les Éditions du Boréal
Renseignements : Gabrielle Cauchy, attachée de presse
(514) 336-3941, poste 229 / gcauchy@dimedia.qc.ca

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