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10 octobre 2012

Entrevue avec Alison Pick à propos de son roman «L’Enfant du jeudi»

Par Éditions du Boréal

Pick_Alison_wpick_jeudi_wAlison Pick a écrit deux recueils de poèmes et deux romans. L’Enfant du jeudi s’inspire du périple de ses grands-parents, qui les a conduits de la Tchécoslovaquie au Canada pendant la Seconde Guerre mondiale. L’auteur présente son roman, à travers les questions que nous lui avons posées.

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L’Enfant du Jeudi, c’est …
L’histoire d’une famille juive, en Tchécoslovaquie, dans les années qui précèdent la deuxième guerre mondiale. Pavel et Annelise Bauer ont un jeune fils du nom de Pepik. Marta, la gouvernante de Pepik, qui désire plus que tout faire partie de la famille, sera amenée à raconter un mensonge qui aura de terribles conséquences pour cette famille qu’elle aime tant.

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Pourquoi le Kindertransport, cette opération humanitaire menée par la Grande-Bretagne neuf mois avant la Seconde Guerre mondiale ?
L’enfant du jeudi n’est par un roman autobiographique, bien que les personnages aient des points en commun avec ma famille. Mes grands-parents paternels étaient eux aussi des juifs tchèques bien intégrés. Tout comme Pavel, mon grand-père était propriétaire d’une usine de textile et il avait également un gérant d’usine. Alors que le gérant d’usine du roman incarne le «méchant», le vrai était juif et un ami proche de la famille, dont le fils Tommy a eu la vie sauve grâce au Kindertransport. Il vit aujourd’hui en Israël. C’est après l’avoir rencontré et entendu son histoire que j’ai décidé d’écrire sur cet élément peu connu de l’histoire de l’Holocauste.

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Vous avez choisi de construire votre récit autour de lettres, de notes officielles…
Quand j’ai fait la connaissance de Tommy, il m’a montré la correspondance échangée entre ses parents biologiques, qui vivaient à Prague et qui sont morts à Auschwitz, et ses parents adoptifs, en Écosse, où il a passé les années de guerre. Ces lettres ont permis de rendre cette période de l’histoire plus vivante pour moi, et j’espérais qu’en insérant des lettres (fictives) dans le roman, cela produirait le même effet chez le lecteur.

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Vous écrivez aussi de la poésie, est-ce que ce style littéraire ne se retrouve pas dans L’Enfant du jeudi ?
Plusieurs lecteurs me disent apprécier la langue poétique dans L’Enfant du jeudi, ce qui me fait sourire. J’ai pourtant essayé de simplifier la langue le plus possible en enlevant toutes les figures poétiques. Je voulais par-dessus tout écrire un roman qui tienne le lecteur en haleine et je craignais qu’une langue trop poétique ne le distraie de l’intrigue. Aussi, comme on se souvient de l’époque où se situe le roman comme d’un temps «où tout était plus simple», j’ai voulu laisser la forme refléter le contenu et écrire dans un style le plus direct possible.

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On passe du présent au passé, du passé au présent…
Le roman a été pour moi l’occasion d’explorer ma propre histoire familiale. J’ai grandi sans jamais savoir que mon père était juif; mes grands-parents paternels ont toujours caché leur ascendance juive. En introduisant un narrateur contemporain dans le récit d’événements historiques, j’espérais faire voir de quelle manière les décisions de nos ancêtres nous affectent directement et de quelle manière également l’avenir de nos enfants sera irrévocablement influencé par nos décisions nos actes.

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Feuilletez un extrait du livre sur notre site Internet.
L’Enfant du jeudi bientôt en librairie.

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